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Aujourd’hui tous les âges de la vie sont concernés par la précarisation du quotidien. Nos aînés connaissent à nouveau le risque de pauvreté. Depuis les années 70, et grâce à l’action de la Gauche notamment au cours des années 80, la pauvreté avait quasiment disparu chez les plus de 60 ans. De nos jours, ce n’est plus le cas. En effet, nous recensons un peu plus d’1 million de personnes âgées vivant sous le seuil de pauvreté et 6 500 000 sous celui du SMIC. Le niveau minimum vieillesse relève de la provocation puisqu’il ne dépassera pas 635 euros jusqu’à la fin du premier trimestre 2009. De plus, on ne peut occulter le fait que nos aînés, davantage touchés par les longues maladies que les autres classes d’âge, demeurent très fragilisés par les franchises médicales. Ceci ne résulte pas seulement de la crise. Non, elle est aussi et surtout la conséquence choisie mis en œuvre par quatre gouvernements successifs de droite depuis 2002 dont les valeurs sont fondées sur l’individualisation, la privatisation, et la culpabilisation des plus faibles. Précisons que le gouvernement prépare actuellement un projet de loi portant sur la création d’un 5ème risque. Il est essentiel que les Socialistes se posent les bonnes questions et rappellent les principes fondamentaux auxquels ils sont attachés. Pour réformer le système actuel de prise en charge, il semblerait intéressant d’établir un état des lieux des dysfonctionnements, de définir nos principes, ainsi nous pourront nous opposer de façon crédible aux réformes en cours à travers une communication active et des actions concrètes de la part de la Fédération du PS de Côte d’Or.
Un défi s’impose au regard de la société : celui de la vieillesse. On vivait en moyenne 40 ans en 1850, alors qu’aujourd’hui les plus de 60 ans représentent près de 21.3% de la société française. A l’horizon 2050, les plus de 60ans représenteront plus du tiers de la population. Interrogeons-nous sur la représentation du vieillissement dans notre société : alors que les médias nous assaillissent de photos, d’images, de pilules et autres opérations chirurgicales ayant tous le même but : ne pas vieillir ! Nous considérons que vieillir n’est pas une catastrophe, c’est même une bonne nouvelle ! Cela signifie que l’hygiène de vie des français est meilleure, que la mortalité infantile baisse, que la médecine progresse, tout comme notre système de soins. Nos différentes commissions auront désormais un postulat : vieillir est une chance et un atout pour notre société. Aussi, nous élaborerons des pistes de réflexion suivies d’actions à partir d’enjeux tels que la lutte contre la précarité, l’âge de la retraite (défendre le droit de la retraite à 60 ans, car cet acquis est menacé…), l’aménagement du territoire et de politique de l’habitat, etc. L’objectif est de permettre une meilleure intégration des retraités dans la vie sociale.
Un second défi : la dépendance. La France compte près d’1.2 million de personnes âgées de plus de 85 ans. D’ici 2020 ce chiffre devrait doubler. L’arrivée au grand âge des générations du baby-boom se fera entre 2030 et 2050, portant le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans à environ 5 millions. Néanmoins, il paraît difficile de prévoir la proportion de personnes âgées dépendantes ainsi que les personnes touchées par la perte d’autonomie progressive. Ce phénomène peut être atténué par la mise en place de prévention, la multiplication d’actions locales sociabilisantes, le soutien à la recherche médicale (Alzheimer…). Le gouvernement Jospin avait travaillé intensément sur la question de la dépendance…mais aucune poursuite n’a été opérée. Aujourd’hui l’Etat se désengage totalement des collectivités départementales depuis 2002, ce qui risque d’aggraver les inégalités territoriales. Pour exemple, le financement de l’APA est aujourd’hui financée à hauteur de 72% par les départements au lieu des 50% financé par l’Etat et 50% par les conseils généraux prévus initialement par le gouvernement. Notre réflexion sur la dépendance liée à l’âge doit s’appuyer sur les personnes âgées, les aidants, les personnels de vie et les personnels de santé. Les besoins en termes d’emplois à pourvoir dans ce secteur se révèlent immenses. Il convient de souligner la difficulté de ces métiers d’aide à la personne âgée, d’où le souhait de voir revaloriser des métiers à travers de meilleures rémunérations ainsi que par un système de formation mieux adapté.
Un troisième défi auquel nous devons nous atteler : le handicap. La loi de Février 2005 reste insuffisante du point de vue notamment de l’accessibilité, la scolarité, l’emploi…et son application intégrale tarde. Il semble qu’il y ait un problème de moyen évident (l’AAH est de 628 euros/mois ce qui est inacceptable surtout lorsqu’on se réfère aux engagements présidentiels). Notre démarche de travail doit s’orienter selon trois axes principaux : l’accès à une véritable citoyenneté (intégration scolaire, création de postes d’auxiliaire de Vie Scolaire, etc.), une politique d’amélioration de l’accessibilité dans le secteur public (politique de la ville, transports, mobilité, etc.) comme dans la vie de tous les jours, et l’intégration par l’emploi. Nous proposons de travailler sur la base de la considération suivante : la politique du Handicap doit être décloisonnée et se retrouver au cœur d’une vraie politique sociale. De plus, contribuons à améliorer la représentation sociale du handicap grâce à des actions permettant l’intégration active des personnes handicapées.
Événements associés
samedi
14
mars
Réunion de la commission « Personnes âgées, handicap et dépendance ».
Thèmes abordés : Mise en place de 2 groupes de travail (personnes âgées et handicap), préparation de la Journée Internationale pour les Personnes Agées du 1er Octobre 2009, préparation de la Journée Nationale du Handicap du 3 décembre 2009, Bicentenaire de la naissance de Louis Braille (1809- 2009), sport et Handicap









