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Tribune publiée dans "Dijon Notre Ville" n°209 (janvier 2009)
Dans un contexte de crise sociale, économique et financière, les fermetures d’entreprises se multiplient, les chaînes de production fonctionnent au ralenti provoquant une forte augmentation du chômage et de la précarité. Tous les territoires sont touchés, aucun secteur d’activité n’est épargné. Cela confirme l’ampleur et la gravité de la crise. Face à une situation exceptionnelle, nous devons apporter des réponses exceptionnelles grâce à la mobilisation de tous.
Tout d’abord, il est grand temps que l’Etat change de politique et remette en cause sa « révision générale des politiques publiques » (RGPP) avec la réduction des services publics qui en découle. Ces derniers participent pourtant au dynamisme de l’économie locale et à l’attractivité de nos territoires. Des dizaines de milliers d’emplois sont aujourd’hui supprimés dans tous les secteurs !
Ensuite, au moment où chaque collectivité locale se prépare à adopter son budget pour l’année 2009, il est primordial que chacune maintienne ses investissements. En effet, plus de 70% des investissements publics sont réalisés en France par les collectivités locales (communes, conseils généraux, conseils régionaux) qui participent donc grandement à soutenir les entreprises et l’emploi. Une contraction de ces dépenses aggraverait la crise.
Enfin, des grands groupes industriels profitent de ce contexte pour licencier et privilégier les actionnaires plutôt que les salariés, c’est le sens de l’hyper-libéralisme. Ainsi, à Dijon, le groupe UNILEVER, qui a racheté AMORA-MAILLE en 2000, annonce la fermeture du site historique de Dijon avec près de 300 suppressions d’emplois. Ces suppressions d’emplois touchent toutes les activités : production, logistique, recherche et développement. Or, le groupe UNILEVER a réalisé plus d’un milliard d’euros de bénéfices et l’entreprise AMORA-MAILLE 25,2 millions d’euros de résultat net l’année dernière. On a donc d’un côté des profits gigantesques et de l’autre un plan social. Face à ces décisions inacceptables, nous sommes totalement solidaires des salariés. Nous appelons l’ensemble de la population à se mobiliser. Nous demandons au groupe UNILEVER de revenir sur ces annonces. Il faut changer de logique et remettre les femmes et les hommes au cœur de l’économie !
Laurent Grandguillaume









