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Tribune publiée dans "Dijon Notre Ville" n°210 (février 2009)

Partout en France les fermetures d’usines, les plans de restructuration, les licenciements et les mesures de chômage technique se multiplient. Ce n’est pas être fataliste que de l’écrire mais juste réaliste au moment où de nombreux citoyens sont touchés directement.

En effet, alors qu’ils ne sont en rien responsables, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités en sont les premières victimes. Cette triple crise menace également l’avenir des jeunes et met à mal la cohésion sociale.

Aujourd’hui, la barre des deux millions de chômeurs est dépassée. Dans le même temps, des multinationales, comme Unilever, profitent du contexte pour licencier, alors qu’elles réalisent des profits gigantesques.

Face à cette situation, les élus locaux, les entreprises, les associations et les citoyens doivent se mobiliser ensemble. Il faut du volontarisme dans de nombreux domaines : volontarisme dans les collectivités locales pour continuer d’investir et donc soutenir l’économie locale, volontarisme dans les entreprises pour amplifier la dynamique d’innovation qui représente les emplois de demain, volontarisme dans les associations pour développer les actions de solidarité.

Dans ce contexte, la ville de Dijon et la communauté d’agglomération du Grand Dijon se dont dotées chacune d’un budget de résistance. Ainsi, les investissements publics, comme le tramway, permettront de soutenir l’économie locale et donc l’emploi tout en s’inscrivant dans une logique de développement durable.

Nous attendons de l’Etat qu’il soutienne ces projets locaux structurants. Il est grand temps que le gouvernement passe de la communication à l’action.

Ces temps difficiles ne sont pas insurmontables mais ils doivent nous interpeller sur nos modes de régulation. La concentration des pouvoirs et les excès du pouvoir au plan national empêchent un vrai débat démocratique sur les causes, les conséquences de la crise et sur les solutions à proposer.

Des milliards d’euros ont été injectés dans les banques sans avoir organisé un vrai débat public sur la pertinence et les conséquences de ce choix. Or, la régulation économique passe notamment par des services publics de qualité et présents sur l’ensemble de notre territoire, par une politique de recherche et industrielle ambitieuse et par un réel soutien aux TPE et PME.

Laurent Grandguillaume
Président du groupe socialiste, radical de gauche, citoyen et apparentés
8, rue de la Chouette – 21000 Dijon
Tél. : 03 80 36 41 77
Email : groupemajcm@orange.fr

Publié le jeudi 19 mars 2009, par Laurent Grandguillaume
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