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Tribune publiée dans "Dijon Notre Ville" n°206 (octobre 2008)
A l’heure où près de 30 000 étudiants font leur rentrée, Dijon poursuit son évolution en ville universitaire de premier plan. Seule université de sa région, l’Université de Bourgogne est l’une des plus grandes universités pluridisciplinaires de France. Elle fêtera d’ailleurs, du 20 au 25 octobre 2008, les 50 ans du campus Montmuzard et organisera pour l’occasion plusieurs manifestations festives et conférences. Si Dijon et son université ont une histoire commune, elles représentent également une communauté de destin. Les étudiants et les chercheurs représentent l’avenir car ils participent à l’innovation et donc à la création des emplois futurs.
Parce que nous voulons proposer aux étudiants un environnement qui les encourage à rester travailler ici, nous avons renforcé nos partenariats avec l’Université de Bourgogne et l’enseignement supérieur. Nous avons l’ambition d’élever notre ville au rang de métropole régionale d’envergure européenne avec des retombées positives en terme de croissance économique. Dans cette perspective, l’effort de la ville et du Grand Dijon pour l’aide aux étudiants se traduit notamment :
Par une aide financière aux étudiants avec l’attribution de bourses municipales,
Par des emplois étudiants dans les services municipaux (environ 800 postes à l’année), et l’accueil de nombreux stagiaires,
Par une réduction de 25% sur les abonnements de bus avec la carte « Oxygène »,
Par l’accès à la culture avec la « Carte Culture » et la gratuité des musées,
Par un soutien aux initiatives étudiantes à travers des subventions accordées aux associations étudiantes,
Ces différentes mesures participent à l’amélioration du pouvoir d’achat des étudiants, confrontés, en cette rentrée, comme tous les Français, à la vie chère. Le 11 juillet dernier, le projet de l’université a été retenu par l’Etat dans la catégorie « campus innovant ». Espérons que cela aboutira à la mise en place de moyens concrets et que ce n’est pas un simple effet d’annonce comme le gouvernement en a pris l’habitude. En effet, en France, des pans entiers de la recherche fondamentale risquent de disparaître faute de moyens comme des dizaines de classes d’école ferment dans tous les départements pour les mêmes raisons.
Laurent GRANDGUILLAUME
Président du groupe Groupe socialiste, radical de gauche, citoyen et apparentés









