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Tribune publiée dans "Dijon Notre Ville" n°212 (avril 2009)
La réussite éducative est au cœur des préoccupations de la majorité municipale. Des efforts d’investissement sans précédent sont réalisés pour nos écoles à travers leur rénovation ou leur reconstruction. On pourrait citer l’exemple récent de l’école Mansart ou le projet concernant l’école Montmuzard. Il faut y ajouter la politique en matière d’accueil périscolaire de 6h45 à 19h00 dans les écoles. Cette politique volontariste vise à assurer l’accès à un service public de qualité pour tous sur l’ensemble du territoire communal. Il faut souligner qu’aujourd’hui, ce sont près de 23% des dépenses nationales d’éducation qui sont assurées par les collectivités territoriales (communes, conseils généraux, conseils régionaux) et que cette part ne cesse d’augmenter.
Or, dans un contexte de crise économique grave, le gouvernement ajoute une crise sociale. Il n’a aucunement pris conscience de la crise profonde qui touche l’école publique depuis des mois. Les réformes proposées sans aucune concertation, comme celles du lycée, du bac professionnel, du recrutement des enseignants ou des programmes du primaire, la suppression des réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficultés (RASED) et la suppression de 35.000 postes d’enseignants sur trois ans, rencontrent une opposition massive des personnels, des élèves et des parents d’élèves. A Dijon, comme dans toutes les communes, des collectifs pour l’éducation se sont créés pour dénoncer cette politique à contre-sens qui diminue la qualité du service public et met en danger l’école de la République. Rien n’est fait pour restaurer un climat de confiance, condition indispensable à toute politique éducative efficace.
Une autre politique éducative est possible et nécessaire. Les moyens existent comme le montrent les récentes décisions du gouvernement qui a débloqué des milliards d’euros, sans débat, pour les banques ou accordé 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches. Si nous continuons dans cette direction, ce qui nous attend, c’est une école à deux vitesses et donc une société du chacun pour soi où les inégalités se creuseront inévitablement. Pour l’éviter, nous devons nous mobiliser et refuser notamment les nombreuses fermetures de classes que l’Etat veut nous imposer dans notre commune. C’est inacceptable !
Laurent Grandguillaume
Président du groupe
Groupe socialiste, radical de gauche, citoyen et apparentés
8 rue de la Chouette – 21000 DIJON
Tel : 03.80.36.41.77
e-mail : groupemajcm@orange.fr









