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Monsieur le Président et sa majorité n’ont pas le monopole de la compétence ni celui de la défense des Côte d’Oriens.
Face à une crise aussi grave il aurait été préférable d’essayer de trouver un consensus et d’associer a la réflexion l’opposition qui, il est vrai, ne représente que 60% de la population et qui a obtenu 15000 voix de plus aux derniers renouvellements cantonaux… Nous avons donc reçu ce plan sans imagination, banal, que l’on ne pourra pas modifier. Mais si l’opposition est critique, elle veut être constructive en faisant des propositions crédibles.
1ere remarque : que ce soit le plan national ou le plan départemental, nous regrettons que les investissements dans les grandes infrastructures de transport aient été oubliés. Ainsi en est-il des dossiers de la LGV Rhin Rhône, de la LINO ou du Tramway. Ces travaux constituent pourtant bien des perspectives très concrètes d’activités pour les entreprises concernées.
Le plan de soutien à l’économie locale préparé par la majorité départementale souffre des mêmes défauts que celui de la majorité gouvernementale. Il en épouse les mêmes contours avec les mêmes limites, au point de nous interroger sur cette fidélité quasi-suicidaire vis à vis de ce qui s’apparente plus à une position frileuse qu’à une construction pragmatique d’un véritable artisan du développement, voire de la paix sociale quand l’ampleur des mobilisations pour défendre l’école, la poste, les services publics en général, ou le pouvoir d’achat ne trouvent en écho que le silence, voire le mépris.
Sur le plan de relance « national » :
Le contexte est délicat : le chômage repart à la hausse et la récession économique s’installe. La crise que nous connaissons est d’une ampleur inédite depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Si le plan de relance gouvernemental a fait l’impasse sur les mesures pour stimuler la consommation, il y a un autre grand oublié : les collectivités territoriales, dont l’étranglement financier est une permanence de la politique de la droite depuis 2002. Alors qu’ils réalisent 70 % des investissements, Villes, Départements et Régions voient leurs moyens et les engagements de l’Etat diminuer.
Préparée sans aucune concertation avec les associations représentatives des villes, départements et régions, la relance n’a de « relançant » que le nom en réalité, puisque l’immense majorité des mesures annoncées ne sont que des accélérations de crédits de paiement déjà engagés par ailleurs...
Deux propositions doivent être mises à l’ordre du jour pour sortir de la crise. Il convient d’abord d’augmenter de manière significative le pouvoir d’achat des Français. Par ailleurs, l’état devrait s’acquitter de ses dettes en faveur des collectivités locales afin que ces dernières puissent contribuer au soutien à l’activité de proximité.
Au lieu de cela, le gouvernement fait payer aux collectivités locales, et notamment aux Départements, les conséquences de son obsession de la baisse de la dépense publique et de la baisse des impôts pour les plus aisés : le fameux “bouclier fiscal” prive notre pays de 14 milliards d’euros en raison de cadeaux fiscaux. L’annonce de la suppression de la TP est le dernier épisode de cette dramatique recherche de bouc-émissaire.
Sur le plan départemental :
Le plan départemental n’est alimenté que par le remboursement anticipé d’un an de la TVA par l’Etat (qui aurait été versée en 2010), et ne propose aucun effort financier supplémentaire du Conseil général de la Côte d’Or.
Son montant global est bien faible au regard des investissements réalisés ailleurs.
S’il corrige le tir sur 2 dossiers dont nous avions dénoncés la baisse des moyens (couches de
roulement et PPI), une dérive clientéliste est très nettement observable : sur les 10 M réinjectés, 2,591 M vont dans la IVème circonscription, soit presque 26% du total… Nous comprenons désormais mieux l’expression chère au Président de « traitement différencié des territoires ».
Nos principales critiques sont au nombre de 4 :
Ce plan souffre principalement d’un effet d’aubaine : il propose des investissements qui auraient de toute façon été réalisés plus tard, à un autre rythme avec des ressources qui elles aussi auraient été perçues dans 1 an.
Il se caractérise par un large saupoudrage… dont la circonscription du Président profite largement. Mais en quoi, 10 000 ou 20 000 euros ici ou là peuvent ils aider les communes qui ont besoin de 60 000 ou 100 000 euros ?
Et il sera inefficace. Ex des véhicules ou du groupement d’entreprises pour la voirie : 3 entreprises ont à elles seules le marché des couches de roulement des routes départementales en Côte d’Or. 0,845 M d’euros, ce sont environ 25 km de couches supplémentaires sur un réseau total de plus 5500 km… L’effort est donc là encore très faible.
Enfin il oublie le coeur du métier du CG21 : l’accompagnement social. Ce plan oublie donc l’essentiel, il oublie l’humain.
Nos propositions pour agir vraiment contre la crise en Côte d’Or
Ce que nous proposons, c’est donc d’ouvrir de réelles perspectives en inscrivant résolument l’action du Conseil général autour de 2 orientations majeures :
L’avenir de notre planète et l’environnement durable.
La situation économique et sociale présente et en conséquence l’activité des entreprises
locales et l’accompagnement social de nos concitoyens
Agir vraiment contre la crise, c’est selon nous : 1. Engager les actions qui soutiennent les Entreprises de Côte d’Or 2. le faire en pensant d’ores et déjà au développement futur de la Côte d’Or 3. sans oublier ce qui fait le coeur de métier du Conseil général : l’accompagnement social pour faire face à l’augmentation du chômage.
Et nous le faisons en apportant un réel financement complémentaire : Nous proposons de modifier le budget en retirant 1 M sur les frais de com et de fonctionnement. Avec celui-ci nous pouvons financer un emprunt exceptionnel qui permet de dégager 13 M d’euros immédiatement disponibles. Auxquels nous ajoutons 2 M par anticipation sur la DM et les 10 M du FCTVA. L’ensemble des crédits ainsi injectés dans la relance locale serait donc de 25 M.









