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48 % seulement des Côte d’Oriens qui ont répondu à l’enquête « Ambitions Côte d’Or » déclarent être satisfaits de la politique de solidarité menée par le Conseil général. Quoi de plus banal quand c’est une droite libérale, voire ultralibérale, qui dirige le département : les mesures antisociales se multiplient, dans un esprit partisan comme jamais la Côte d’Or n’en avait connu, alors que l’action sociale est au cœur des missions du Département.

La suppression des bourses aux lycéens, par exemple, a été décidée de façon purement politicienne. Plus récemment, lors de l’attribution des subventions aux associations, l’incohérence a été poussée jusqu’à refuser des financements à des associations à caractère social sollicitées par les propres services sociaux du département pour venir en aide aux Côte d’Oriens. L’évolution des crédits sur un an est éloquente : - 32 % pour l’enfance et la famille, - 18 % pour les personnes âgées, - 27 % pour le handicap… Au total, - 200 000 €, quand les frais de réception de et de « com » augmentent de + 650 000 €. Nous avons déposé autant d’amendements que de rapports pour demander le maintien des crédits précédents, et ne pas mettre en péril ces activités.

La réponse du Président de l’exécutif a été de dire qu’il n’y avait pas assez de communication, sous-entendu, « le département en fait déjà beaucoup », voire trop en matière sociale. La conclusion serait donc de communiquer plus encore ? Non, la réponse du groupe des Forces de Progrès est toute autre.

Les bénévoles et salariés œuvrent chaque jour pour créer du lien social, de la solidarité dans les quartiers, les villes et les villages du département et produisent de véritables richesses. La réalité associative, l’économie sociale, ce sont aussi des emplois, une vie économique pour une société meilleure au quotidien. Elles constituent un formidable potentiel de créativité et de solidarité. Aujourd’hui, beaucoup ne comprennent pas la logique de la majorité. Pire, elles se retrouvent parfois en difficulté, car en plus du retrait de l’Etat, le Conseil Général aussi les abandonne.

Tous les effets médiatiques et la venue de tous les ministres n’y changeront rien. Voilà la véritable raison pour laquelle la solidarité ne peut pas être incarnée par une majorité qui méprise, ignore et met en difficulté les associations. Parce que la solidarité ne peut pas se réduire à un appel d’offre. Parce que l’humain n’est pas une marchandise.

Tribune du groupe des Forces de Progrès, extrait de Côte d’Or magazine, juin 2009.

Publié le mardi 23 juin 2009
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