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Au cours de la campagne électorale de 2004, l’ensemble des observateurs avaient constaté que la Bourgogne était à la traîne des régions françaises dans tous les domaines d’action relevant de ses compétences obligatoires.
Les différents classements publiés dans les quotidiens et les hebdomadaires plaçaient la Bourgogne dans les 3 dernières régions en matière d’intervention.
L’audit réalisé en 2004 par le cabinet Ernst et Young relevait que les engagements pluriannuels réels n’avaient pas été financièrement totalement pris en compte par l’ancien exécutif. Ce ne sont pas moins de 769 M€ de stocks d’autorisation de programme pluriannuels qui ont été constatés, chiffre à rapprocher des 395 M€ de recettes du BP 2004.
A la fin de son mandat, le montant global des dépenses engagées par Jean Pierre SOISSON était de 2 fois supérieur aux recettes annuelles du CRB.
On promettait sans compter et surtout sans comptabiliser !
Pendant la même période, l’exécutif de l’époque n’avait mis en place aucune stratégie de court et moyen terme pour couvrir des engagements dont les paiements sont pourtant inéluctables. Cette gestion « à l’aveuglette » se caractérisait par une fiscalité atone, à contre courant de toutes exigences de prudence financière et d’intérêt public.
Notre stratégie financière a dû prendre en compte cette réalité ; c’est ce qui nous a conduit, dès le début de notre mandat, à réévaluer la fiscalité au niveau de la moyenne des régions françaises, place que nous avons conservée pendant toute la durée du mandat.
Cette décision par nature impopulaire nous a permis, une fois les engagements non financés de l’ancien exécutif appuré, de faire face aux nouvelles charges de l’acte II de la décentralisation et de développer la sphère d’influence de la région aussi bien dans le cadre de ses compétences obligatoires que de ses compétences choisies.
C’est ce qui nous permet de terminer ce mandat en ayant réalisé la quasi-totalité de nos engagements, tout en maintenant une fiscalité raisonnable et un endettement qui n’hypothèque en aucun cas l’avenir.
La seule ombre au tableau peut venir de l’Etat qui n’a de cesse d’étrangler les régions en leur supprimant les moyens d’agir : le bouclier fiscal pour la taxe professionnelle est un des nombreux exemple en la matière.
BUDGET REGIONAL 2004-2008 : PRES DE 60% DE DEPENSES D’INTERVENTIONS SUPPLEMENTAIRES

DES DEPENSES D’INTERVENTIONS QUI CONSACRENT LES GRANDES COMPETENCES REGIONALES

UN ENDETTEMENT MAÎTRISÉ

UNE FISCALITE DANS LA MOYENNE DES REGIONS
FONCIER BATI

FONCIER NON BATI

TAXE PROFESSIONNELLE










